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Histoire de la ville : urbanisme et architecture

Bibliographie et sitographie sur le thème.


L’histoire de l’urbanisme commence au Néolithique, lorsque les hommes cessent d’être des nomades chasseurs-cueilleurs pour se fixer en un lieu. Ils développent alors l’agriculture et l’élevage, puis des activités différenciées et un réseau d’échanges de services au sein d’une communauté, et enfin se dotent d’institutions de pouvoir civil, militaire et religieux. La ville est le lieu qui rassemble cette communauté d’intérêts.

Généralités

  • Grande histoire de la ville. De la Mésopotamie aux Etats-Unis, Charles Delfante, Armand Colin, 1999
  • Histoire de la ville, Leonardo Benevolo, Ed. Parenthèses
  • Une histoire de la ville. Pour repenser la société, Paul Blanquart, La Découverte, 2004
  • Histoire de la France urbaine, 3 tomes, Bernard Quilliet, Hugues Neveux, Roger Chartier, Seuil, 1998
  • Paris. Histoire d’une ville, Jean-Robert Pitte, Hachette, 1994
  • La ville dans l’histoire européenne, Leonardo Benevolo, Seuil, 1993
  • De Jericho à Mexico. Villes et économie dans l’histoire, Paul Bairoch, Gallimard, 1985
  • La ville entre représentations et réalités, Claude Loupiac, SCEREN/CNDP, 2005, Ref. 755A1210 29,00 euros
    Nos villes sont le fruit de strates historiques successives. Pour sensibiliser à ce patrimoine, il est nécessaire de reconnaître les repères architecturaux et urbanistiques. Ce document aborde quatre aspects : la ville imaginée, la ville construite, la ville remodelée et la ville représentée.
  • L’architecture : les formes et les styles de l’Antiquité à nos jours, Ernesto D’Alfonso, Danilo Samsar, Solar, 2002, CDDP Evry Cote 72
    Ouvrage pour découvrir les styles, les formes et les techniques de cet art, des premières civilisations urbaines aux nouvelles tendances contemporaines.
  • Comprendre le patrimoine, Bernard Le Doze, Flohic, 2001, CDDP Evry Cote 069
    Cet ouvrage aborde le sujet en proposant des clefs, afin que chacun puisse à sa convenance découvrir ce qui l’entoure : architecture, objet d’art, thèmes et symboles. La présentation visuelle répond à la facilité de consultation : illustrations et notices vont directement à l’essentiel.
  • La ville et l’urbanisme : un exposé pour comprendre, un essai pour réfléchir, Jean-Paul Lacaze, Flammarion, 1995, CDDP Evry Cote 71
    L’auteur nous présente les villes comme témoins de ceux qui les ont construites et affirme que l’urbanisme est né de la volonté de guider leurs incessantes transformations. Puis il nous invite à réfléchir sur la ville aujourd’hui qui, bien que mise en question par la montée des tensions sociales, n’en garde pas moins sa capacité à stimuler la créativité et à dynamiser la vie économique.
  • Page Wikipédia sur l’urbanisme parisien

La ville dans l’Antiquité

Il y a environ 5000 ans, dans les riches vallées du Proche Orient, des villages se transforment en villes. L’agriculture néolithique est désormais capable d’entretenir une nombreuse population d’artisans qui se spécialisent, de marchands, de prêtres et de guerriers.

Mésopotamie

Les villes de haute Mésopotamie sont généralement bâties d’abord sur des hauteurs, et conquièrent ensuite la terre en contrebas avec l’extension de l’espace bâti, ou encore pour aménager un port. On parvient ainsi petit à petit à une organisation opposant la ville haute, centre administratif, religieux et militaire, souvent protégé par une enceinte, à la ville basse résidentielle et artisanale. Babylone, Ur, Ninive... deviennent le siège du pouvoir civil et religieux, qui assure sa visibilité en parant les cités de monuments prestigieux, de jardins, de temples. La ville étend, par ailleurs, sa protection sur les villages alentour, dont elle dépend pour les approvisionnements alimentaires.

Égypte

Grèce

Dans les petits royaume grecs isolés par le relief et en lutte les uns avec les autres, les rassemblements humains se font surtout dans des forteresses, tels Thyrinthe et Mycènes. Certaines deviennent peu à peu des villes, comme Athènes ou Sparte. La ville haute – l’acropolis – où se trouvent les temples, reste le lieu refuge ; la ville basse est dédiée aux activités commerciales et à la vie civile sur l’agora. De nouveaux quartiers se développent par spécialisation professionnelle, tels ceux du Céramique (pour les forgerons et potiers) et du Pirée (pour le commerce et la construction navale) à Athènes.

Au début, les villes s’agrandissent de manière anarchique, sans plan préconçu, au gré des aspérités du terrain. Avec Hyppodamos de Milet apparaît le tracé géométrique des villes (vers – 500) : des rues se coupant à angle droit, des secteurs regroupant les habitants selon leur classe sociale (prêtres, guerriers, artisans...). Pour ces nouvelles villes grecques, le centre n’est plus ni l’acropole, ni l’agora, mais la mer, autour de laquelle se forme l’échiquier des rues. Ce type de villes se retrouve aussi dans les villes de Grande Grèce fondé par les émigrants (Agrigente, Naples...) et le modèle ainsi se répand.Plus tard, les Romains exporteront partout ce modèle géométrique. On retrouve la même trame dans nos villes aujourd’hui.

Rome


« La Ville », Rome : le rite légendaire de sa fondation est un héritage étrusque (consultation des auspices, tracé, consécration par des sacrifices...) La cité aux sept collines, avec son style de vie déjà confortable, possède très vite un grand pouvoir d’attraction. C’est à l’origine un village qui se transformera peu à peu en cité, puis en quelque sorte en « ville mondiale » (monde romain s’entend) ; tous les habitants de l’Empire romain auront la citoyenneté romaine. L’Urbs se confond dés lors avec l’Orbis. Le monde est unifié, pourvu de garnisons, entouré de murs (le limes) et parcouru de routes comme une seule et même ville.Le décor de la cité est en rapport avec son prestige et avec le souhait des dirigeants de garantir au peuple romain « le pain et les jeux » : lieux de pouvoir, lieux de spectacles, thermes, adduction d’eau, assainissement, arcs de triomphe... Les cités romaines restent basées sur le modèle grec, avant de connaître une période de déclin liée aux invasions barbares du IIIe siècle.

Il existait cependant déjà des villes sur les territoires conquis par Rome : souvent des villes fortifiées situées sur des hauteurs et faciles à défendre.

La ville médiévale

Les invasions barbares mettent brutalement fin aux échanges commerciaux et créent un vif sentiment d’insécurité. Les enceintes sont renforcées, la population s’entasse à l’intérieur des remparts. Les plus aisés fuient vers leurs domaines ruraux. Le pouvoir politique des villes se délite, l’évêque devient l’autorité essentielle. C’est d’ailleurs souvent à partir des monastères et abbayes fortifiées que le nouvel urbanisme s’organise.

À partir du IXe siècle, les activités commerciales reprennent, des progrès généraux ont lieu et la population s’accroît. Les marchés redeviennent de puissants aimants. La classe commerçante, qui formera la future bourgeoisie, fortifie sa puissance. Les bâtiments publics construits alors sont symptomatiques de ce nouveau pouvoir émergeant : hôtels de ville, beffrois, halles... Les limites de la ville explosent, le surpeuplement des campagnes entraînant un exode vers la ville. Le centre des cités devient un lacis de ruelles surpeuplées. Cathédrales et églises sont alors enchâssées dans les maisons voisines. Sous Philippe Auguste, Paris doit se construire une nouvelle enceinte. Cette renaissance urbaine est notable au XIIe siècle, en Europe du Nord, mais aussi en Italie du Nord et au sud de la France.

Les bastides

Les bastides représentent l’expression d’une volonté médiévale déjà très innovante d’aménagement du territoire. Ce sont des villes neuves bâties tout d’un trait, sur un plan régulier, rond ou carré, avec une place centrale et des arcades. Les raisons de leur création sont diverses : affirmation de pouvoir (le comte de Toulouse suite à la croisade des Albigeois, ou le pouvoir royal), la mise en valeur d’un territoire en rassemblant des habitants, la protection, le déplacement de populations...

La ville hors du monde occidental...

Lorsque l’on pense ville, on pense ville à l’occidentale. Or, les autres cultures ont aussi créé des villes.

La ville Renaissance

La ville Renaissance s’est créée en réaction à la surcharge de l’architecture gothique et témoigne d’un désir de retour à l’Antiquité grecque et romaine. Cette architecture se caractérise par la simplicité retrouvée de ses colonnes et de ses frontons triangulaires. L’urbanisme est organisé selon des principes de proportions, d’harmonie, de symétrie, de régularité. On construit des places publiques aux abords des palais et des églises, les rues sont larges, bordées d’élégantes façades d’édifices publics, et perçues comme un moyen d’afficher son prestige. On invente à cette époque la perspective en art et l’utilisation du point de fuite, qui sera magnifié plus tard au XVIIème siècle dans la conception des palais et jardins classiques et des avenues des villes.Cet art nouveau de bâtir prend d’abord place en Italie où il est découvert par le roi de France François I° lors des guerres d’Italie.

La ville militaire

Les nouvelles techniques de guerre, et notamment l’invention du boulet de métal, mettent fin à l’invulnérabilité des cités médiévales. La conception des villes nouvelles, créées dans un but militaire, est essentiellement fonctionnelle, centrée sur une conception revue de l’enceinte défensive. Les places royales et les larges avenues droites sont les symboles de ces villes, permettant les manifestations de l’ordre que l’armée entend faire régner. Un des premiers exemples est Brouage, fondé sous Richelieu. Citons aussi Rocroi, Charleville, Vitry-le-François, Henrichemont...Vauban va aussi modifier considérablement l’aspect des cités fortifiées, par l’invention d’une forme nouvelle de rempart permettant d’améliorer la défense.Une de ses créations les plus emblématiques est la ville de Neuf-Brisach en Alsace.

XVIIe / XVIIIe siècles

Le style baroque s’impose en Allemagne, dans toute l’Europe centrale, ainsi qu’en Italie, en Espagne et dans l’Amérique espagnole.

La rationalité française préfère le style classique, cependant les deux styles cohabitent souvent et le baroque rococo, le style rocaille, triomphera même au cours du XVIIIème siècle.Le pouvoir d’attraction des villes est décuplé et le modèle des villes royales explose.Effrayé par la Fronde lorsque, enfant, il résidait aux Tuileries, Louis XIV choisit cependant de vivre éloigné de Paris, à Versailles, qui devient peu à peu une ville-palais.La ville permet des gains de productivité, et facilite la croissance économique et le développement. Un grand éventail de produits et de services y sont proposés. Elle devient un lieu de vie agréable pour ceux qui peuvent s’offrir des loisirs ; on y trouve désormais des lieux de promenades, des boutiques, des cafés, des théâtres et autres lieux de culture...Mais la ville a aussi ses aspects négatifs, avec une croissance démographique rapide de populations déracinées et souvent sans moyens.

La redécouverte des villes antiques

A la fin du XVIIIème siècle, on redécouvre les ruines de Pompéï et d’Herculanum enfouies sous la cendre près de Naples en Italie. On assiste dés lors, mettant fin aux outrances du baroque rococo, à un nouveau retour au style sage de l’Antiquité qui se manifeste dans l’architecture par le néo-classicisme : colonnades à l’antique, frontons triangulaires...Par ailleurs, en 1788, Bonaparte dirige une expédition en Egypte, accompagné de nombreux savants et dessinateurs. L’expédition rapportera une magnifique collection de dessins de monuments : la Description de l’Egypte. Le « style égyptien » est sensible dans la décoration (pattes de lion ou de griffon...)

La ville impériale

Napoléon veut une capitale digne des fastes de son règne. Il fait percer l’avenue de Rivoli, longue de 3070 mètres. Le projet est né en 1800 de la volonté de Bonaparte d’embellir les abords du palais des Tuileries et du Louvre par la création d’une rue à arcades présentant un alignement majestueux et permettant la circulation aisée des piétons. L’arc de triomphe est commandé à l’architecte Chalgrin par Napoléon en 1806 pour célébrer la victoire Napoléonienne d’Austerlitz. Les travaux sont interrompus à la chute de l’Empire et achevés sous Louis XVIII et Louis-Philippe.

La ville à l’ère industrielle


L’industrialisation va apporter, au XIXe siècle, un nouveau bouleversement des villes, tant par l’accroissement de la population que par le remodelage urbain. La population urbaine va croître brutalement et la composition sociale de la population des villes en sortira transformée. Les fortifications sont alors détruites définitivement et les villes s’étendent aux alentours, avec la constitution de quartiers ouvriers. La coupe d’un appartement parisien en 1853 montre encore la mixité sociale : la famille du concierge au rez-de-chaussée, le couple de riches bourgeois oisifs au premier étage, les familles des classes moyennes, un peu plus haut et un peu plus à l’étroit dans les étages, les pauvres, les vieux, les artistes dans les mansardes, le chat sur le toit.Les conditions de vie sont abominables dans les villes surpeuplées, où la misère et les maladies font des ravages. Des auteurs, comme Balzac, Stendhal, Dickens en font des lieux de misère et de débauche.

Napoléon III charge le baron Hausmann de remodeler la capitale. Son séjour à Londres lui avait fait entrevoir les propositions des hygiénistes anglais et son objectif est d’éradiquer les habitats insalubres datant de plusieurs siècles et de moderniser sa ville. Au souvenir des troubles des révolutions de 1830 et 1848, le but est aussi de faciliter le maintien de l’ordre et la circulation des troupes.Le Paris d’Hausmann sera cependant une ville pour les bourgeois, composée au centre d’îlots résultants de larges percées dans l’habitat ancien. La population ouvrière, elle, est refoulée vers les quartiers périphériques. Les transports urbains sont développés. De grands axes relient les nouvelles gares créées après l’avènement du chemin de fer.

Dans la deuxième moitié du siècle, l’architecture utilise les technologies nouvelles : armature de fer ou de fonte, verre, béton...

Et les grandes expositions de la fin du siècle et du début du suivant exhibent ces innovations technologiques du temps et veulent témoigner ainsi de la puissance industrielle des nations occidentales.

  • La tour Eiffel en construction
  • Le premier TrocadéroLe Crystal Palace à Londres
  • Architectures de fer au XIXème siècle, Périscope, 1998, CDDP Evry Cote 72
    Avec la révolution industrielle, l’industrie met à disposition des architectes et bâtisseurs des matériaux nouveaux : fer, fonte, acier, verre, brique, grès... Le développement des villes et des transports va susciter l’émergence de formes architecturales totalement nouvelles, parfois aussi audacieuses qu’éphémères. C’est l’histoire de la construction de ces édifices où le fer domine, et dont nous avons largement hérité, que cet album relate, de façon claire, synthétique et agréablement illustrée.
  • Les secrets de la tour Eiffel, (Cédérom), StudiScience Vidéo Service, 1999, CDDP Evry Cote LOGC 0431
    La construction de la tour Eiffel racontée par M. Chevalier, journaliste scientifique. Une vision de tout l’aspect historique du siècle écoulé depuis l’exposition universelle de 1889. Une vidéo de 30 mn donne accès à des fiches informatives, ainsi qu’à un glossaire scientifique et technique.

Pour éviter tout risque d’explosion populaire, dont la Commune de Paris en 1871 a montré le risque sous-jacent, les grands patrons d’industrie lancent une politique paternaliste de construction de petits habitats ouvriers entourés d’un jardinet, faisant du travailleur le propriétaire de sa maison et l’attachant ainsi à la défense de l’ordre. Ainsi naissent les corons des pays miniers, puis les pavillons de banlieue entourés d’un lopin de terre à cultiver, l’objectif étant aussi de limiter le désœuvrement et l’alcoolisme.

La loi Loucheur de 1928 développera encore le modèle du lotissement en périphérie des villes.

Les villes utopiques

Ces villes, créées sur des modèles entièrement nouveaux, et avec un objectif philantropique, traduisent une vision idéaliste de la société, et la confiance que les Humanistes (cf. Utopia de Thomas More, L’abbaye de Thélème, dans Gargantua de Rabelais), et plus tard les « socialistes », placeront dans l’hygiène, l’éducation et la culture pour assurer l’épanouissement de l’humanité.

Les cités-jardins

Dés le début du XXème siècle, les cités-jardin d’Ebenezer Howard en Angleterre regroupent au centre toutes les fonctions administratives et tertiaires et, à la périphéries, des jardins et des avenues bordées d’habitations et de commerces. Ces villes sont cernées de terres agricoles et d’implantations industrielles. C’est déjà la marguerite de nos futurs lotissements. Letchworth (1907) est l’archétype de « la ville à la campagne ».

  • Letchworth, première cité jardin d’Ebenezer Howard
  • La cité-jardin : une histoire ancienne, une idée d’avenir (brochure et Cdrom), sous la dir. De Gracia Dorel Ferré, CRDP Champagne-Ardenne, 2002, Ref. 510 00B 2525,00 euros
    Au lendemain de la première guerre mondiale, loger les humbles devient une urgence devant la tentation que représentait pour certaines catégories sociales l’adhésion au communisme. Quelles sont les perspectives d’avenir pour cette conception de l’habitat ?

La ville coloniale

Les gouvernements des colonies ont la volonté d’afficher leur puissance par l’embellissement urbain.Juxtaposées aux villes indigènes ou créations ex-nihilo, les créations urbanistiques des colonies forment le noyau dur des villes actuelles.

La ville contemporaine

La conception de la ville du XXème siècle naît aux Etats-Unis, avec les villes champignons qui doivent soudain absorber l’afflux de millions d’émigrants. Manhattan à New York, le front du lac Erié à Chicago, Saint Louis du Missouri, San Francisco... sont des symboles de cette ville des nouveaux temps, dont le modèle va s’imposer partout.

L’entre-deux-guerres

Très tôt, le Français Auguste Perret utilise toutes les possibilités des éléments préfabriqués en béton pour créer un nouveau type de ville, tirée au cordeau, avec des bâtiments à l’architecture identique, rectiligne et épurée, donnant une grande homogénéité architecturale : la reconstruction du Havre en est le modèle.

Le Corbusier

La Charte d’Athènes est le manifeste architectural du nouvel urbanisme du XXème siècle. Elle est due à Le Corbusier. Celui-ci propose de resserrer la ville en densifiant son centre par des immeubles en hauteur. Il s’inspire de l’esthétisme fonctionnel des machines. Selon lui, la ville de l’ère industrielle sera une « ville- machine ». L’immeuble-barre La Cité Radieuse à Marseille est un avant-goût des futurs habitats collectifs de banlieues.Le Corbusier avait même un plan pour raser et reconstruire Paris ! : le plan Voisin.Le style international est désormais en place. Il permettra durant tout le XXème de loger rapidement et à moindre coût des millions d’hommes.

  • Le Corbusier
  • La Charte d’Athènes
  • La Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille
  • La villa Noailles à Hyères
  • Le Plan Voisin pour Paris
  • L’architecture du XXème siècle, un patrimoine, Gérard Monnier, CRDP de Créteil, 2004, Ref. 941 C102032,00 euros
    Ce que lègue le XXème siècle dans le domaine de l’architecture et l’importance que représentent les mesures prises pour la protection de ce patrimoine.
  • Le Corbusier, pour une pédagogie de l’espace (Dossier), CRDP de Picardie, 1998, 11 fiches, CDDP Evry Cote 72
    Ce recueil aide à comprendre Le Corbusier et permet une approche des diverses composantes de l’architecture moderne, contribuant ainsi à développer un comportement de citoyen impliqué dans son cadre de vie.
  • Architectures du 20ème siècle en Ile-de-France (Classeur)Ministère de la culture / Union régionale des CAUE d’Ile-de-France, 2001, CDDP EvryCote : 72
    Classeur pédagogique pour une sensibilisation à l’architecture du 20ème siècle. 101 fiches éditées à l’occasion des journées du patrimoine des 16 et 17 septembre 2000 en Ile- de- France placées sous le thème ’Le patrimoine du 20ème siècle’.

L’architecture organique

Une autre conception de l’architecture moderne est cependant née au Etats-Unis : l’architecture organique. Celle-ci recherche l’harmonie entre l’architecture humaine et l’environnement naturel. Des architectes comme Alvar Aalto s’inspireront de ce concept plus humaniste.

Après 1945

La Reconstruction d’après-guerre donnera libre cours à la nouvelle conception d’habitat moderne. Les banlieues, aujourd’hui dites « à risque », se constituent à cette époque. Dans les années 70’ les villes nouvelles s’inspirent des principes du Corbusier, avec la recréation des zones séparées, l’agora, le centre commercial et les espaces verts.La ville moderne est en effet confrontée à une explosion démographique sans précédent. Il faut loger, faire travailler, donner du loisir à des millions d’hommes et de femmes, et faciliter les échanges. Ces espaces suburbains sont, eux aussi, appropriés par la bourgeoisie et les nouvelles classes moyennes supérieures, durant les « trente glorieuses », qui abandonnent le coeur des villes aux immeubles de bureau. Les populations ouvrières sont finalement chassées encore un peu plus loin, vers les nouveaux grands ensembles.

  • La reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954. Histoire d’une politique, Danièle Voldman, L’Harmattan, 1997
  • La machine à habiter. Royan, une reconstruction 1945-1955, Paul Rallion, 2003
  • Les grands ensembles en France

Des villes entières vont donc être agrandies, ou créées ex-nihilo, sur de nouvelles conceptions de rationalité architecturale et sociale. Il y a eu des échecs, faute de n’avoir pas toujours pris en compte la dimension humaine : Chandighar de Le Corbusier, Brasilia d’Oscar Niemeyer. Et quelques réussites : les réalisations d’Alvar Aalto en Finlande, qui par leur architecture humaniste, continue d’inspirer les architectes du monde entier.

Villes et tourisme

Le tourisme est né au XIXème siècle mais son véritable développement date de la seconde partie du XXème siècle. Il est à l’origine de nombreuses réalisations urbanistiques.

Les grands travaux présidentiels en France

L’urbanisme de prestige des démocraties modernes n’a rien à envier aux réalisations d’Ancien Régime : chaque présidence française a souhaité laisser sa marque dans le paysage parisien.

La ville post-moderne du XXIème siècle

L’élan du mouvement moderne s’est brisé sur le désastre des banlieues d’après-guerre, dû à l’urgence de la Reconstruction, avec l’horreur du béton, des tours et des barres et l’expansion démesuré de l’habitat pavillonnaire.En ce début de XXIe siècle, la ville, symbole de mal vivre, de pollution, de bruit, de violence (le terme de délinquance est d’ailleurs souvent accompagné de l’adjectif urbain) est donc en crise.

Les programmes de destruction se multiplient, les barres et les tours restantes sont réhabilitées (loi SRU sur le renouvellement urbain). On cherche par ailleurs à favoriser une plus grande mixité sociale (pourcentage de logements sociaux). On s’emploie également à régénérer les centres villes, pour arrêter la fuite des habitants et revaloriser l’image des quartiers centraux, pour éviter que ceux-ci ne se transforment en centres financiers ou commerciaux, désertés la nuit au profit des banlieues dortoirs.

La ville du futur devra prendre en compte l’ensemble des activités, économiques, sociales, culturelles, personnelles, et être plus respectueuse de la complexité de la vie humaine. La plupart des réalisations actuelles révèle les grandes tendances de l’urbanisme et de l’architecture du XXIe siècle. Certaines intègrent les éléments de la mondialisation des échanges et des cultures, s’inspirent de cultures nationales ou régionales traditionnelles et se veulent, d’une certaine manière, des « ponts entre les civilisations ».Les projets les plus innovants et ambitieux se découvrent actuellement aux Emirats Arabes Unis. Abu Dhabi, par exemple, est une cité d’activités industrielles, commerciales et de tourisme de luxe créée en prévision de l’arrêt de la manne pétrolière.

Les villes nouvelles

La ville devient un lieu planifié pour recevoir les différentes fonctions de la vie urbaine : habitat, bureaux, commerces, loisirs, espaces verts... Les différentes strates de circulation sont séparées : zones pour les piétons, les voitures, les transports en commun. Le vieux dualisme ville-campagne tend à être dépassé.Citons pour le pourtour de Paris les villes nouvelles créées de 1969 à 1973 : Cergy-Pontoise, Evry, Saint-Quentin en Yvelines, Marne-la-Vallée, Sénart.

Evry, ville nouvelle

L’architecture de la ville nouvelle d’Evry s’inspire à la fois des conceptions de Le Corbusier et de l’architecture organique de l’Américain Franck Lloyd Wright.

  • Guide pour la visite architecturale et urbanistique du coeur de l’agglomération d’Evry (Brochure), Office du tourisme de l’agglomération d’Evry, 1993. 18 p.
  • Historique de la création de la ville nouvelle d’Evry et étude des différents secteurs, CDDP Evry Cote 908 ESS
  • Evry ville nouvelle : son histoire, sa construction, son agglomération, CDDP Essonne, Office du Tourisme d’Evry / Bibliothèques publiques d’Evry, SAN Evry, 1996, CDDP Evry Cote 908 ESS
  • Evry ville nouvelle 1960-2003. La troisième banlieue, Guyard, Jacques / Berson, Michel, Espaces Sud, 2003. 351 p., CDDP Evry Cote 908 ESS
  • Evry : l’âge de la maturité, Françoise Mesnier, Autrement, 1992. 125 p.CDDP, Evry Cote 908 ESS
  • Les idées de départ des urbanistes d’Evry ville nouvelle, Document mémoire n° 10, Mémoire de la ville nouvelle d’Evry, 2009, CDDP Evry 908 ESS
    L’objectif était de créer une vraie ville, pas une banlieue : des quartiers vivants pour l’enrichissement mutuel, des opportunités de sortir de son quartier, une ville qui soit le centre de son chef-lieu, qui offre aussi des choix de vie et de loisirs, permette un monde poétique, offre des facilités de transports en commun...
  • Vivre à Evry : présenté par le collège Paul Eluard (Cédérom), A6 Médiaguide, 1997 1 cédérom. Matériel(s) : Carte son. Système : Windows 3.1, CDDP Evry Cote LOGC 0109
    Les élèves ont réalisé ce cédérom pour faire mieux connaître leur ville ; urbanisme, architecture, vie quotidienne... Une expérience intéressante.
  • Evry (Diapositive) La ville nouvelle d’Evry, CDDP EvryCote DIA 3001
  • Evry, ville nouvelle : urbanisme, architecture (Dossier) Evry, ville nouvelle : sa création, son histoire, CDDP Evry Cote 908 ESS
  • Le développement économique au temps de l’EPEVRY, Cohen-Boulakia Elie, Mémoire de la ville nouvelle d’Evry, 2006. 40 p. Document mémoire, 008, CDDP Evry Cote 908 ESS
    Le rôle du développement économique et de la promotion au sein de l’établissement public d’aménagement de la ville nouvelle d’Evry.
  • Les densités de la ville nouvelle d’Evry : du projet au concret, Vincent Fouchier, Anthropos, 2000, CDDP Evry Cote 908 ESS
  • La cathédrale d’Evry, Mario Botta, Skira, 2000, CDDP Evry Cote 908 ESS
    Le projet d’une cathédrale à Evry : chronologie, projet définitif, description et plans, informations synthétiques ; les oeuvres d’art ornant la cathédrale.
  • La cathédrale d’Evry, Claude Mollard, Odile Jacob, 1996, CDDP Evry Cote 908 ESS
    L’histoire de la cathédrale d’Evry montre ce que peut encore être l’esprit des bâtisseurs de cathédrales au XXème siècle. Comment le défi architectural, financier et artistique est relevé, comment a été pensé le statut d’un tel bâtiment dans la société contemporaine et dans l’espace d’une ville nouvelle.
  • Evry ville nouvelle, Catherine Sabbah, Creaphis, 2006
  • Créer un centre ville, Le Moniteur, 1980
  • Dessin de ville des architectes et urbanistes pour l’agglomération d’Evry, 1988

Urbanisme et développement durable

L’urbanisme écologique soumet les « écovilles » à des règles, principes et critères plus ou moins stricts. Leurs formes sont variées : villes nouvelles ou villes renouvelées sur elles-mêmes. Le mouvement des écovilles a commencé en Allemagne ; la France a pris du retard, cependant l’urbanisme écologique est une des propositions du Grenelle de l’environnement. A la suite du rapport de la Commission Attali, la création de dix Ecopolis est prévue avant 2012. Parmi les principes du nouvel urbanisme : diminution de l’impact écologique de la ville, respect de la nature et de la biodiversité, limitation de la dépendance des habitants aux énergies fossiles (autonomie électrique, bioclimatisation...), limitation des immeubles à cinq étages pour un déplacement vertical sans aide mécanique, utilisation de matériaux renouvelables, récupérables et de récupération (terre, paille, bois...), murs et toitures végétalisés, récupération des eaux de ruissellement, perméabilité maximale des parkings, mobilité plus écologique en facilitant le transport par la marche, le vélo, le tramway...

  • Architectures durables. Une nouvelle éthique pour l’architecture et la ville, Marie-Hélène Contal, Jana Revedin, Le Moniteur, 2009
  • La ville durable au risque de l’histoire, Eric Monin, Sophie Descat, Daniel Siret, Ed. Jean-Michel Place, 2006
  • Les densités urbaines et le développement durable. Le cas de l’Ile-de-France et des villes nouvelles, La Documentation française, 1998
  • L’urbanisme écologique
  • Ville et développement durable
  • Ecoquartier
  • La ville durable

Pédagogie

  • 50 activités pour découvrir l’architecture et l’urbanisme avec les CAUE : de l’école au collège (Livre + DVD rom) Derouet-Besson, Marie-Claude, CRDP de Midi-Pyrénées, 2007, CDDP Evry Cote 72
    Deux grandes parties composent ce document : architecture (habitat, constructions publiques, courants et styles, métier d’architecte et techniques de construction), urbanisme (espaces publics, ville et village, aménagements et projets urbains, territoires urbain et rural). Pour chaque thème principal une fiche ressource propose des repères indispensables, et des fiches d’activités décrivent des projets pédagogiques que les enseignants peuvent mener avec l’aide du CAUE. L’ouvrage, accompagné d’un dévédérom, pourra être utilisé dès le cycle 2 des écoles élémentaires, et sera un outil précieux pour les collèges et (pourquoi pas ?) les lycées.
  • Repères pédagogiques en architecture pour le jeune public, Ministère de l’Education Nationale / INRP, 2007, CDDP Evry Cote 72
    Une invitation à aborder l’architecture et la ville dans le cadre scolaire, de la maternelle à l’université. Avec de nombreuses fiches d’exemples illustrées, comme autant d’incitations à concevoir des projets pédagogiques avec des partenaires locaux.
  • Le maçon et l’architecte. Jeu éducatif (Valise) Cotentin, Pascal, CRDP du Centre, 20031 plateau de jeu ; 2 dés ; 4 pions ; 2 livrets d’accompagnement ; 1 livret pédagogique.Jeu sur l’architecture pour le cycle 3, comprenant : 1 plateau de jeu ; 2 dés ; 4 pions ; 2 livrets d’accompagnement ; 1 livret pédagogique. interdisciplinarité.CDDP EvryCote : 72

Adresses utiles

Maison de Banlieue et de l’Architecture41, rue Geneviève Anthonioz-de Gaulle (ex. rue R. Schuman)
91200 Athis-Mons
Tel. 01 69 38 07 85
Fax. 01 69 38 77 54
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Article publié le mardi 20 avril 2010, par SHAMSNEJAD Corinne